Aktao, spécialiste des projets de transformation digitale
DARWIN ou comment fonctionner en open innovation ?

Avec plus d'une centaine de startups biotechnologiques pour créer de nouvelles molécules, la direction de la R&D apprend à travailler en toute agilité

Les raisons de cette métamorphose ?

Servier a choisi d'ouvrir sa R&D sur l'extérieur à travers des partenariats, tant avec les laboratoires académiques qu'avec les sociétés de biotechnologie, et cela afin d'avoir accès à la meilleure science et aux technologies du vivant.

Actuellement, le groupe est engagé dans 150 collaborations destinées à alimenter son pipeline de projets dans cinq aires thérapeutiques : le cardiovasculaire, les maladies métaboliques, le système nerveux central, la rhumatologie et l'oncologie.

Aujourd'hui, Servier réalise 50 % de sa R&D dans le cadre de partenariats, mais son objectif est d'atteindre les 100 %. Cela ne l'empêche pas de maintenir une compétence interne grâce à quatre centres de recherche (dont trois en France) qui emploient 3.000 personnes.


Cette transformation des approches et des métiers a des conséquences importantes sur les méthodes de travail internes et sur l’organisation de la R&D. C’est dans ce cadre que le projet Darwin a vu le jour. L'ouverture croissante du laboratoire sur l'extérieur l'a conduit aussi à une réorganisation interne par projets, avec la création d'un comité stratégique chargé de les scruter, pour qu'à chaque étape les décisions appropriées soient prises - y compris celle d'arrêter si nécessaire. Dans une entreprise où les salariés restent généralement longtemps, une telle évolution des mentalités est sans doute un défi. Une transformation radicale de l'entreprise malgré une culture encore très éloignée.

La première molécule issue de la « nouvelle » recherche Servier, un anticorps pour le traitement de maladies inflammatoires, devrait atteindre le marché d'ici à trois ans, suivis d'une dizaine d'autres dans les dix ans.




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